vendredi, 11 novembre 2005

Trouvailles intéressantes

Petite question: que représente cette image à gauche? Je vous laisse réfléchir.

Bon, je sais, je suis en retard avec mes épisodes de Vulgarisons les communautés francophones du Canada. C'est qu'avec l'université et tout, je suis assez occupée. Mais je continue à me tenir informée des grandes questions qui touche la francophonie canadienne c'est jours-ci. C'est que j'ai plusieurs projets à faire pour mes cours qui toucheront ce sujet. En étant à Montréal, je croyais que c'était pour être difficile de se tenir informer de ce qui se passe ailleurs au Canada (avouez qu'on ne parle pas souvent dans les journaux ou à la télévision de la Saskatchewan ou du Nunavut). Mais une chance que l'Internet existe. J'ai trouvé un site hyper intéressant sur la francophonie canadienne, franco.ca. On y trouve des portraits de la francophonie canadienne, des statistiques, des nouvelles, des liens et des quiz. Sérieusement, j'ignorais son existence, mais je l'ai vite ajouté à ma liste de favoris.

En plus, j'ai découvert qu'il était possible de consulter les bulletins de nouvelles régionnaux (autant à la télévision qu'à la radio) sur le site web de Radio-Canada. J'ai eu un plaisir fou à regarder celui de la Colombie-Britannique et du Manitoba! Et mon plus grand bonheur, j'ai regarder le bulletin d'Ottawa-Gatineau (c'est chez nous!) et celui de l'Ontario, que je ne peux pas voir quand je suis à Montréal. Je pense que ça va devenir une habitude quotidienne... Il suffit de cliquer sur la section Régions du site de Radio-Can.

En passant, l'image représente le symbole de la francophonie internationale. Les couleurs représentent les différents continents (un peu comme aux jeux olympiques). On l'aperçoit surtout lors des Jeux de la Francophonie qui auront lieu cet hiver au Niger (en 2001, ils avaient eu lieu à Ottawa-Hull, et Bruny Surin et Isabelle Boulay étaient les portes-parole. Vous vous en rappelez?).

samedi, 29 octobre 2005

Survol rapide des communautés francophones III

Vous êtes tannés qu'on vous parle toujours des mêmes nouvelles? Les élections municipales, la course à la chefferie du PQ, les frasques du gouvernement Charest commencent à vous tomber royalement sur les nerfs? Vous n'êtes plus capable d'entendre les mots Irak, ouragans, terroristes et Bush? Et bien voici, pour vous, Vulgarisons les communautés francophones du pays, épisode 3.

Chez les Franco-Colombiens

En Colombie-Britannique, les enseignants sont en grève depuis le 7 octobre dernier. Leur grève touche 600 000 étudiants de la province. L'Express du Pacifique parle aussi d'une décision de la Cour Suprême du Canada qui pourrait bien avoir des répercussions sur tout le Canada. C'est parce qu'un homme du Nouveau-Brunswick, Mario Charlebois, réclame un procès dans sa langue (le français). Selon lui, les institutions juridiques devraient offrir un service dans les deux langues officielles. Son procès est donc suspendu jusqu'à la décision de la Cour Suprême à ce sujet. En Colombie-Britannique, où la langue obligatoire (à l'exeption de la justice relevant du Code criminel) est l'anglais, cette décision pourrait avoir une grande importance pour les Franco-Colombiens.

Chez les Franco-Albertains

Pas de nouvelles de nos amis les Franco-Albertains. Pourquoi pas un petit fait intéressant? Saviez-vous qu'il y avait 65 000 personnes dont la langue maternelle est le français en Alberta? Ça représente environ 2% de la population totale de la province.

Chez les Francosaskois

Au Carrefour des Plaines de Régina ont présentait cette semaine les pièces la Danse des Métis et La trahison qui retraçaient l'histoire des francophones et des Métis de l'Ouest. Et puis l'Institut français de l'Université de Régina présentait un colloque Résistances et Convergeances qui s'est transformé une véritable réunion de famille. Près de 200 métis et francophones y assistaient, pour discuter histoire, identité et culture. Une réussite selon les organisateurs.

Chez les Franco-Manitobains

La nouvelle gouverneure générale Michaëlle Jean a eu droit a un véritable bain de foule la semaine passée lors de sa visite officielle à Winnipeg. Elle en a profité pour rencontrer les francophones au Collège universitaire de Saint-Boniface. Près de 600 personnes s'étaient déplacé pour l'entendre dire, encore une fois, qu'il fallait briser les solitudes.

Chez les Franco-Ontariens

En Ontario, on célèbrait les entreprises francophones dans le cadre du Gala de l'Excellence qui se tenait samedi dernier, à Rockland (dans l'est ontarien). À Sudbury, on célébrait le 10e anniversaire du Collège Boréal. Et puis le célèbre festival de la Nuit sur l'étang n'aura pas lieu cet automne, mais plutôt ce printemps. À Ottawa, l'ACFO régionale se cherche un président (et le président provincial, Jean Poirier, déplore le manque d'aide du gouvernement). Et puis à London, Maman Dion cuisine pour la Tournée santé et prévention et à Welland, on organise un berçothon pour amasser de l'argent pour l'établissement de soins de longue durée.

Chez les Acadiens

On célèbre la Semaine de la PME en Nouvelle-Écosse tandis qu'à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, on célèbre la Semaine de la prévention des incendies. Tiens donc, en Acadie aussi on célèbre les entreprises francophones dans le cadre du Gala Entrepreneur qui se tenait à Memramcook. Et puis à Saint-Jean, on célèbre l'ouverture du nouveau centre culturel francophone.

Chez les...euh... Franco-Terre-Neuviens?

Enfin des nouvelles des francophones de Terre-Neuve. Dans le Gaboteur, seul journal francophone de la province, on parle du fléau qu'est l'exode rural. Même si plus de la moitié de la population de cette province habite en campagne, on croit que les communautés rurales sont en voie de disparition. Et puis la ministre fédérale responsable du Développement des ressources humaines visitait Labrador City pour s'entretenir avec les représentants de divers organismes francophones.

Chez les francophones du Nord

On célèbrait la semaine passée l'ouverture du Centre des Jeux du Canada 2007 à Whitehorse. Comme le fait français est une règle d'or dans l'organisation de ces Jeux, les organisateurs tentent de faire des efforts au grand plaisir des francophones. Il y avait cependant plusieurs erreurs de français dans l'affichage du centre mais la ville promet qu'elle les corrigera.

Intéressant, non? Il s'en passe des affaires chez les francophones à l'extérieur du Québec. Je suis certaine que vous vous coucherez moins niaiseux ce soir! À la prochaine!

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mardi, 25 octobre 2005

Jeudi la bourse, samedi la troupe

Désolé de ne pas avoir écrit avant, j'étais assez occupée avec tout mes travaux (et dire que je suis supposément dans ma semaine de relâche). Mais je dois dire que j'ai passé une très belle fin de semaine en Ontario.

Premièrement la remise de la bourse, qui avait lieu jeudi dernier à La Cité collégiale (le collège francophone d'Ottawa) s'est déroulé très bien. Plusieurs personnes de l'APF étaient présents, de même que plusieurs journalistes et directeurs de journaux. Je connaissais quelques gagnants (on était une près d'une dizaine en tout) et j'ai eu la surprise de rencontrer un colègue uqamien! Il est originaire d'Ottawa et étudie en journalisme (je ne suis plus la seule franco-ontarienne en exil dans mes cours!).

Et samedi, je revoyais la troupe de L'écho d'un peuple pour la première fois depuis notre dernière représentation cet été. Là aussi, ça se déroulait à Ottawa. Ce fut un réel plaisir de revoir certaines personnes, comme les p'tites Levert, âgées de 4 et 2 ans, qui m'ont sauté dans les bras en m'apercevant. De ressentir aussi cet espèce de sentiment de bien-être quand je suis avec la troupe. Sérieusement, on dirait vraiment un gros party de famille! Les p'tits qui cours partout, les ados qui se tiennent en gang, les adultes qui se racontent les derniers potins, les matantes fatiguantes, les oncles blagueurs, les grands-mères bienveillantes.

Il s'agissait bien sûr d'une soirée retrouvailles, mais on avait aussi des activités planifiées. Premièrement, élire le nouveau comité social, deuxièmement remettre les pendules à l'heure quant aux difficultés financières de Francoscénie, troisièment, rendre hommage à Mark Picard et Richard Lebel deux employés que l'organisme a du congédier pour se maintenir à flots. Puis finalement, on avait rendez-vous samedi pour regarder le spectacle sur grand écran. Bon d'accord, je le connais par coeur, mais j'ai eu des frissons lorsqu'on a aperçu le drapeau franco-ontarien flotter au vent à l'écran  et que les ados se sont levé en criant et applaudissant. Puis ils ont tous entonné, les bras dans les airs, la chanson «Notre place», qui est un peu l'hymne des Franco-Ontariens. Je crois qu'avec ces adolescents si fiers, on a pas à craindre pour notre culture...

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jeudi, 20 octobre 2005

Le souverainisme et les francos...

J'ai eu plusieurs conversations dernièrement avec des gens sur les francophones hors-québec et la souveraineté du Québec. Certains débats ont été passionnants. Je commence de mieux en mieux à comprendre pourquoi le Québec souhaite devenir un pays à part entière. Ils sont vraiment une société distincte et ne se ressentent aucun attachement face au reste du Canada. Moi, je ne veux pas m'interposer dans ce débat, c'est leur combat, pas celui des franco-ontariens. Et je leur ai dit. Notre combat à nous c'est de nous faire connaître, afin qu'on sache qu'on existe et obtenir une certaine reconnaissance. Pays pas pays, il faut que les Québecois ne nous oublient pas, car ce sera notre perte à nous. Et nous, minorités francophones du pays, si un jour le Québec se sépare du pays, il faut que l'on s'unisse, qu'on combatte ensemble pour préserver notre langue.

Parlant des minorités francophones, je ne pourrais pas présenter un épisode de Vulgarisons les communautés francophones du pays avant dimanche ou lundi. C'est que je dois partir dans quelques heures pour Ottawa, où je vais recevoir une bourse de l'APF. Il y aura sûrement plein de gens relié au domaine du journalisme provenant de partout au pays. J'ai hâte de pouvoir les rencontrer tous. Ensuite, je revois la troupe de L'écho d'un peuple, que je n'ai pas vu depuis la dernière représentation du spectacle cet été. J'ai hâte de savoir si tout se passe bien, surtout que l'organisme est encore en difficulté (il nous faut 1 millions d'ici mars 2006). Je vous en reparle en revenant, promis!

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vendredi, 14 octobre 2005

Survol rapide du Canada francophone II

Est-ce qu'il se passe quelque chose chez les Franco-Colombiens cette semaine? Est-ce que tout va encore bien en Acadie? A-t-on enfin des nouvelles de Terre-Neuve-et-Labrador? C'est ce que nous saurons avec Vulgarisons les communautés francophones du pays, épisode 2, encore une fois inspiré du site de l'APF.

Colombie-Britannique

Il n'y a malheureusement rien de nouveau cette semaine en Colombie-Britannique (les crabes s'échouent encore sur les plages). Notez que l'hebdo L'express du Pacifique est publié à toutes les deux semaines. Puisqu'il n'y a pas de nouvelles, pourquoi pas faire un bref cours d'histoire? Lorsque que Alexandre Mackenzie, premier Européen à avoir traversé les Rocheuses, arrive à l'Océan Pacifique, il est accompagné de 6 Canadiens-Français. Les francophones sont les premiers colonisateurs de la Colombie-Britannique et pratiquent la traite des fourrures. Lors de la ruée vers l'or et l'arrivée massive de colons à la fin des année 1800, les francophones deviennent vite minoritaires. Mais ils continuent à fonder des paroisses et des communautés. Les pressions assimilatrices se font sentir, et les Franco-Colombiens fondent en 1945 la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB) afin de lutter pour l'éducation en français. Ce n'est qu'en 1977 q'ils auront enfin accès à un programme d'éducation en français. Intéressant, n'est-ce pas? Le drapeau en haut représente les Franco-Colombiens.

Alberta

Puisqu'il ne se passe rien cette semaine en Alberta, pourquoi ne pas poursuivre notre bref aperçu historique? À la fin du 18e siècle, le français règne dans les Prairies. Un siècle plus tard, une vague de colons, attirés par les terres fertiles, déferlent sur la province et le français devient langue seconde. En 1892, l'Assemblée législative de l'Alberta fait de l'anglais la seule langue ds débats et de l'éducation. Un réseau d'écoles francophones se développent avec l'aide de l'Église, mais une ordonnance exige que toutes les matières obligatoires soit enseignées en anglais. En 1926, l'Association des canadienne-française de l'Alberta (ACFA) est crée, et veille à l'enseignement efficace en français, dans leurs écoles. Les Franco-Albertains obtiendront la gestion de leurs écoles en 1993. En passant, le drapeau en haut à gauche est celui des Franco-Albertains (et non de l'Alberta), l'églantine (la fleur rouge) représentant l'Alberta et le lys représentant le français.

Saskatchewan

«Saskatchewaaaaan, tu m'a pris ma feeeemme». Désolé, j'ai pas pu m'empêcher. C'était le retour au travail cette semaine des employés de Radio-Canada à Régina (et de partout au pays, sauf au Québec et à Moncton). Le lock-out de CBC/Radio-Canada a inquiété plusieurs francos hors-québec, qui ont malheureusement dû se tourner vers des chaînes anglophones pour des nouvelles locales. Il s'agissait donc d'un retour fort attendu.

Puisque j'ai commencé ma lancée historique, je ne peu plus m'arrêter! L'histoire de la Saskatchewan ressemble à celle de l'Alberta. Les premières commnautés à s'établir dans la province était françaises, catholiques et très souvent métisses. L'ouverture du territoire au chemin de fer à la fin du 19e amène plusieurs colons non-francophones et le français est vite relégué comme langue minoritaire. L'Association catholique franco-canadienne de la Saskatchewan, aujourd'hui Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) est crée en 1912, au moment ou l'enseignement en français est en pleine crise. Les Fransaskois devront attendre 1934 pour obtenir une heure d'enseignement en français par jour, et 1993 pour avoir la pleine gestion de leurs écoles. Le drapeau fransaskois jaune et vert évoque les champs de blé et les forêts de pins, la croix évoque les établissements francophones fondés par les missionnaires et la fleur de lys rouge, couleur coeur, représente la francophonie.

Manitoba

Au Manitoba, on est aussi heureux que les employés de Radio-Canada retourne travaille. Enfin des nouvelles locales en français!

Comme dans les deux autres provinces des Prairies, le français régnait au Manitoba au 18e et 19e siècle. La colonie de la Rivière-Rouge est fondé par les Métis, avec l'aide de l'Église, et Saint-Boniface est sa capitale. La colonie de la Rivière-Rouge devient le Manitoba en 1870 à a suite d'un mouvement populaire et démocratique mené par Louis Riel. L'Acte du Manitoba reconnait la dualité linguistique et culturel de la province, faisant du français et de l'anglais ses deux langues officielles. Pendant les années qui suivront, les francophones deviennent rapidement minoritaires à cause de la forte immigration anglophone. En 1890, le parlement déclare l'anglais comme étant dorénavant la seule langue officielle de la province. Les Franco-Manitobains perdent le droit d'avoir un enseignement en français. La communauté manitobaine se mobilise et fonde l'Association d'éducation des Canadiens français du Mantoba. Les Franco-Manitobains devront eux aussi attendre à 1993 pour avoir la gestion de leurs écoles. La bande rouge du drapeau des Franco-Manitobains évoque la Rivière-Rouge, le jaune, le blé, et la plante, qui forme un «F», évoque la francophonie.

Ontario

Il se passe ben des affaires en Ontario cette semaine. À North Lancaster (près de Cornwall) on inaugure la nouvelle école L'ange-Guardien pendant que dans le nord, à Hearst, on ferme des paroisses. On créera aussi bientôt une première maison des soins paliatifs à Sudbury. Et elle sera bilingue.

Et pour l'histoire de la province. Disons que c'est celle que je connais le plus, mais je vais essayer d'être brève. La présence française en Ontario remonte à 1610 lors de la première exploration des Grands Lacs par les français. Diverses colonies s'établissent, dont une à Détroit, et restent en place même lorsque les colonies françaises sont cédées à la Grande-Bretagne. Les années qui suivent sont bien entendu remplies de luttes incessantes pour la survie du français, comme partout ailleurs au Canada. Pour un bon aperçu historique du français en Ontario, pourquoi ne pas regarder mon album-photo L'écho... le spectacle. Je crois que ça retrace assez bien (et avec des images) les moments marquants de l'histoire franco-ontarienne (et pour ceux que ça intéresse, le spectacle L'écho d'un peuple présentera sa troisième saison dès juin 2006). Sur le drapeau franco-ontarien, la fleur de lys représente la francophonie et le trille représente l'Ontario.

Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard

C'est un peu moins joyeux cette semaine en Acadie. À Cheticamp, on pleure la mort de Élizabeth Lefort, une artiste acadienne de renommée mondiale. À Memramcook, on rend hommage à Neil Michaud qui a dirigé des chorales pendant plus de 50 ans.

L'histoire de l'Acadie est mouvementée, et c'est sûrement l'une des plus connues. Qui n'a jamais entendu parler de la déportation qu'ont subie les Acadiens en 1755? Plusieurs reviendront dans leurs provinces, mais devront se contenter des terres moins fertiles, les meilleures ayant été distribuées aux anglophones. Comme partout ailleurs, il y aura des luttes incessantes pour le droit à l'éducation en langue française. Petite consolation, en 1969, le Nouveau-Brunswick devient la seule province à être reconnue comme billingue. Je n'ai pas besoin de décrire le drapeau acadien (qui rappelle celui de la France, avec l'étoile, symbole des Acadiens) que tous doivent avoir vu au moins une fois (j'espère!).

Terre-Neuve et Labrador

La présence française remonte au début du 17e siècle. En 1713, Terre-Neuve passe aux mains des Anglais, mais la France conserve ses droits de pêche à l'ouest et au nord de l'île. Si bien qu'une communauté française se développe, que beaucoup d'Acadiens viendront rejoindre. L'immigration dans les années qui suivront viendra changé l'équilibre démographique, et l'assimilation sera massive. La Fédération  des francophones de Terre-Neuve et du Labrador a été fondé en 1973 et la première école francophone est fondée en 1984. Le drapeau franco-terre-neuvien rappelle aussi les couleurs du drapeau français, et les voiles représentent l'arrivée des premiers Blancs.

Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut

L'histoire des territoires canadiens est aussi intéressante. Les colons francophones se sont installés dans le nord du pays afin de faire la traite des fourrures. Plus tard, plusieurs autres ont suivi lors de la ruée vers l'or. Cependant, la forte immigration anglophone amènera une quasi-assimiltion des populations francophones. À la fin des 1980, il y a cependant un réveil chez les Franco-Yukonnais, Franco-Ténois et Franco-Nunavois et on crée des organismes pour les représenter et des écoles francophones. Les trois territoires ont aussi chacun un drapeau pour représenter leurs communautés francophones. En haut à gauche c'est le drapeau franco-yukonnais, à droite le drapeau franco-ténois et à gauche encore le drapeau franco-nunavois, adopté en 2002. Dans les trois drapeaux, ont remarque la forte présence de la couleur bleue (couleur de la frncophonie) et du blanc (couleur de la neige, du Nord).

Alors c'est tout pour cette semaine (je sais, ça fut plus un cours d'histoire qu'un aperçu de l'actualité dans chaque province, mais bon, je pense que c'était nécessaire). On se revoit la semaine prochaine pour un autre épisode de Vulgarisons les communautés francophones du pays.

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