dimanche, 15 janvier 2006
Les Van Hauve: partie 2
Je vous ai parlez jeudi passé de l'histoire des Van Hauve, cette famille belge qui était expulsée du pays faute d'avoir obtenu à temps de la Belgique le pardon d'un vol commis il y a plus de 25 ans. Après avoir habité pendant 8 ans le village de Navan, en banlieue d'Ottawa, cette famille devait quitter le Canada jeudi soir vers leur pays d'origine. Eh bien les Van Hauve ne se sont jamais présenté à l'aéroport. Ils ont disparu. Un regroupement d'agriculteurs ontariens sont venus les chercher jeudi matin afin de les cacher des agents de l'immigration. Depuis lors, ils vivent clandestinement au pays, on ne sait où. Beaucoup d'agriculteurs de la région, ainsi que de nombreux voisins et amis tentent encore d'intervenir auprès du gouvernement afin que les Van Hauve puissent rester au Canada. Pendant ce temps, cette modeste famille belge, devenue la chouchou des médias et du public, se cache quelque part en Ontario. C'est donc une histoire à suivre...
16:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 12 janvier 2006
Appel aux Francos et aux Acadiens
L'intention première de ce blogue est de parler de la situation des francophones minoritaires du pays puisqu'on en parle peu dans les médias. Vous l'avez cependant sans doute remarqué, la plupart des nouvelles concerne l'Est ontarien. Étant orginaire de cet endroit, et travaillant comme journaliste pour un hebdo du coin, je suis donc très au courant de ce qui se passe dans ce coin de pays. J'aimerais cependant pouvoir davantage parler des autres provinces.
Je vous lance donc un appel. Vous êtes francophones et vous venez de l'Ouest, des Maritimes, du Nord ou de l'Ontario ? Vous aimeriez partager certains faits sur les francophones de votre coin, des nouvelles, des anecdotes, des événements ? Écrivez-moi à v_racine@hotmail.com et il me fera plaisir d'en parler! J'attend de vos nouvelles!
-XX-
11:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La triste histoire des Van Hauve
À défaut d'avoir de l'information sur l'AGA de Francoscénie qui se tenait hier soir, je vais vous parler de ce qui fait la manchette ces temps-ci dans l'Est ontarien. Il s'agit de l'histoire des Van Hauve. Cette famille d'origine belge, qui habite présentement Navan (près d'Ottawa) depuis 1998 vient d'obtenir un avis d'expulsion du Canada. À moins d'un revirement de dernière minute, Michel, Susy et leur fils Blaise devront prendre l'avion ce soir à 18h vers Bruxelles.
À cause d'un vol qu'il a commis il y a plus de 25 ans en Belgique, Michel Van Hauve s'est vu refuser la demande de résidence permanente qu'il avait déposé après avoir renouvelé son visa de travail à plusieurs reprises. Le 29 décembre dernier, Citoyenneté et Immigration Canada a émis un avis d'expulsion contre lui. M. Van Hauve avait pourtant fait une demande de pardon en décembre 2004 auprès des autorités belges. Mais comme le délai de traitement est estimé à 18 mois, faute de personnel, il ne pourra la recevoir à temps.
Le député de l'Est ontarien, Don Boudria, a tenté d'intervenir auprès du ministre de l'Imigration et de Paul Martin. Personne en cette campagne électorale ne veut cependant se mouiller. Hier, Don Boudria a téléphoné a M. Van Hauve pour lui dire qu'il avait épuisé tous les recours politiques. Les nombreuses lettres et manifestations d'appui de la communauté franco-ontarienne n'ont aussi rien donné.
La famille Van Hauve doit donc abandonner travail, maison, meubles, biens personnels, animaux. Ils partent avec quelques vêtements et 100$ en poche. Ils quittent le pays dans lequel ils avaient fondé tant espoir. Même si la situation change et que le gouvernement accepte leur demande dans un an, M. Van Hauve ne croit pas avoir le courage et la force de revenir au pays pour encore une fois tout recommencer à zéro.
11:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 11 janvier 2006
Campagne électorale, dg et jeux
Bon, je n'ai pas écrit sur ce blogue depuis un petit bout de temps. Avec mes examens, ma fin de session, et ensuite les vacances, je n'ai pas vraiment eu le temps. Et il faut dire que tout ce qui fait l'actualité partout au Canada ces temps-ci c'est les élections. Élections qui devaient donner les mêmes résultats qu'en 2004 mais qui prennent une tournure différente depuis deux semaines. Les Canadiens veulent réellement punir les libéraux de Paul Martin pour tous les scandales et semblent prêts à élire un gouvernement conservateur.
Je suis contente car la question des francophones minoritaires a été abordée lors des débats. Cependant, aucun des chefs n'a proposé de mesures concrètes pour leur venir en aide. On se contente de remettre en contexte la dualité linguistique du pays. Faut aussi dire que pour les francophones hors-Québec, les choix seront assez difficiles lors des élections. Comme la plupart des Canadiens, ils souhaitent punir les libéraux en portant un autre parti au pouvoir. Cependant, les conservateurs n'ont pas fait grand chose pour les minorités francophones (on se souviendra de Harper qui a déjà affirmé est contre le bilinguisme du pays). Reste le NPD. Grand défenseur des minorités, ce parti semble pour certains l'alternative entre un gouvernement corrompu et un autre trop à la droite. Cependant, dans certaines régions du pays, les candidats néo-démocrates ont de la difficulté avec leur français...
J'espère cependant que les francophones seront nombreux à aller voter. Les élections restent toujours la meilleure façon de faire entendre notre opinion.
Un nouveau dg pour Francoscénie
L'organisme Francoscénie, qui présente le spectacle à grand déploiment L'écho d'un peuple, dans l'Est ontarien, a, depuis la semaine passée, un nouveau directeur général. Il s'agit de Bernard Gervais, ancien directeur des Grands Feux du Casino à Gatineau. Le nouveau dg vient remplacer Jacques Blouin, qui avait démissionner en août dernier lorsque les difficultés financières de Francoscénie avaient été rendu publiques. Bernard Gervais arrive donc alors que Francoscénie vit une période critique.
Certains bénévoles de l'organisme, qui se réunissaient vendredi dernier afin de discuter de l'attitude à adopter face à la saison 2006, ont eu la chance de le rencontrer. Bernard Gervais a répondu à leurs questions et a écouté attentivement toutes leurs suggestions afin de régler les problèmes internes de l'entreprise.
L'assemblée annuelle générale de Francoscénie se tient ce soir à Casselman. De nombreux bénévoles seront sur place afin de se faire entendre. Ils proposeront même peut-être leur propres candidats pour l'élection du comité d'administration. C'est à suivre.
Edmonton ou Saguenay: suite et dénouement
C'est finalement la ville d'Edmonton qui a été choisie pour accueillir la quatrième édition des Jeux de la Francophonie canadienne. Après le Nouveau-Brunswick, le Québec et le Manitoba, se sera donc au tour de l'Alberta d'accueillir plus d'un millier de jeunes francophones provenant des 10 provinces et des 3 territoires canadiens. J'espère que vous serez aussi au rendez-vous en 2008!
-XX-
11:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 10 décembre 2005
Edmonton ou Saguenay?
Le comité organisateur des Jeux de la Francophonie canadienne est après faire son choix. C'est la ville d'Edmonton (Alberta) ou de Saguenay (Québec) qui accueillera la prochaine édition des Jeux en 2008. Il s'agit d'une décision importante, car les Jeux permettent d'obtenir des retombées de plus de 1 000 000$ pour la ville.
Les Jeux de la Francophonie canadiennes sont des jeux auxquels participent près d'un millier de jeunes francophones
provenant de toutes les provinces. En plus des compétitions sportives, on retrouve des activités artistiques, ainsi que des volets médias, leadership, amuseurs publics, etc. La dernière édition avait lieu cet été à Winnipeg au Manitoba.
En 2001, j'ai eu la chance d'accompagner une amie qui participait à ces jeux à Rivière-du-Loup. Et il s'agit de l'un de mes plus beaux souvenirs. Premièrement, Rivière-du-Loup est une ville magnifique, et l'air du fleuve m'a fait le plus grand bien. Ensuite, j'ai découvert qu'il existait beaucoup plus de francophones que je croyais à l'extérieur de l'Ontario, du Québec et du Nouveau-Brunswick. J'étais fascinée de voir les délégations porter fièrement les couleurs et le drapeau de leur province. C'est à ce moment je crois que j'ai commencé à développer cette passion pour la francophonie canadienne.
Je vous laisse avec une photo de la délégation du Yukon, à Rivière-du-Loup en 2001. Les délégations provenant des territoires du Nord étaient les plus fascinantes. Elles ne comptaient pas beaucoup de participants, mais on pouvait les entendre chanter haut et fort leurs cris de ralliements. Surtout les 3 participants provenant du Nunavut. Partout où ils allaient, toutes les autres province les acclamaient en criant «NUNAVUT, NUNAVUT!». Ça avait beau être la plus petite délégation, c'était aussi la plus populaire!
-XX-
14:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








