dimanche, 04 décembre 2005

Ça va mal en Ontario

Câline! Ça va vraiment pas bien de ce temps-ci dans la communauté franco-ontarienne! Après l'annonce de la fermeture de l'usine Domtar, les grèves à Hawkesbury et les ACFO régionnales qui se cherche des présidents et des membres, voilà qu'on apprend deux nouvelles majeures pour les Franco-Ontariens. Deux organismes se sont mis sous la loi de la protection de la faillite. Premièrement, le Festival Franco-Ontarien, bien connu pour ses spectacles à Ottawa depuis 30 ans. C'est une institution en Ontario. Toutes les grandes vedettes de la francophonie internationale y ont passé. À la dernière édition, on avait eu droit à tout un spectacle avec Isabelle Boulay, Zachary Richard, Kevin Parent, Marie-Jo Thério, Daniel Lavoie, Véronic Dicaire, etc. Et bien là, on a appris que le Festival avait contracté une énorme dette. Il y aurait même eu une fraude de 400 000$. Je pense que ça s'en va sous enquête policière. En attendant, la communauté se mobilise pour trouver des solutions pour qu'il y ait une 31e édition.

Deuxième, c'est Francoscénie qui s'est mis sous la loi de la protection de la faillite vendredi dernier. Francoscénie, c'est l'organisme qui présente le spectacle à grand déploiement L'écho d'un peuple (celui auquel je consacre mes albums photos à droite). L'organisme a aussi contracté une énorme dette (on parle d'un demi-million de dollars) et cherche des solutions afin de pouvoir tout rembourser et démarrer la troisième saison cet été. Là aussi la communauté se mobilise (j'y consacrerai mes temps libres).

C'est donc de véritables gros chocs pour les Franco-Ontariens. Y a-t-il de l'espoir? Je l'espère fortement. J'espère aussi qu'il n'y aura aucune autre nouvelles du genre dans les prochains jours. Je pense qu'on a assez de problèmes à régler comme ça.

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jeudi, 01 décembre 2005

Ça va mal à Cornwall

Ça va mal à Cornwall (Ontario) ces jours-ci. La compagnie Domptar à annoncer hier qu'elle fermerait l'usine de pâte et papiers de cette ville. C'est donc près de 500 personnes qui perdront leur emploi à moins d'un mois de Noël. Le maire Phil Poirier est sous le choc. Il faut dire que le chomage dans cette ville atteignait déjà 20%... On tente de trouver des solutions et on espère obtenir de l'aide de la part du gouvernement ontarien.

Pourquoi je vous parle de cela? C'est que Cornwall compte une importante communauté francophone. Oui, oui, cette ville à la frontière américaine d'apparence anglophone compte quelques écoles francophones, dont deux écoles secondaires. On y trouve aussi un hebdo (le Journal de Cornwall) et une radio communautaire. Et beaucoup de ces francophones seront touchés par la fermeture de l'usine.

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dimanche, 20 novembre 2005

Le Franco, de retour à l'APF

Le journal franco-albertain Le Franco retourne au sein de l'Association de la presse francophone (APF). Ce journal, ainsi que l'Eau vive en Saskatchewan avait quitter l'association plus tôt cette année à cause du manque de représentativité des journaux communautaires.

Le nouveau rédacteur en chef du journal Le Franco, Étienne Alary, travaillait auparavant au service de nouvelles de l'APF et a été celui qui a réévalué la situation afin de redevenir membre de l'association.

Quant à l'Eau vive, la directrice attend toujours de meilleures propositions de l'APF avant de revenir sur sa décision.

C'était mes p'tites nouvelles des communautés francophones de l'Ouest canadien.

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mardi, 15 novembre 2005

L'ACFO est devenue l'AFO

Gros changements dans la communauté francophone en Ontario cette semaine. Le conseil provisoire de l'AFO (assemblée de la francophonie en Ontario) a été mis en place la fin de semaine passée. Cette organisme, qui est né de la fusion de l'Assemblée des communautés franco-ontariennes (ACFO) et de la Direction de l'Entente Canada-communautés Ontario (DECCO), deviendra le représentant officiel de la communauté franco-ontarienne.

Depuis plusieurs années, des querelles internes avaient lieu entre l'ACFO et la DECCO, qui se proclamaient toutes les deux porte-parole des Franco-Ontariens, et avait découragées certains défenseurs de la francophonie. L'ACFO a été fondé en 1910 et a souvent été critiquée par les membres des communautés ethniques ou des groupes de femmes, pour son manque de représentativité. Aujourd'hui, l'AFO se veut la représentante de toutes les communautés francophones de la province.

Et un vent de renouveau semble souffler sur cet organisme, alors que les membres élisaient le conseil provisoire en fin de semaine. En effet, le nouveau président se nomme Simon Lalande et a... 21 ans. Eh oui! L'étudiant en finances à l'Université d'Ottawa est depuis longtemps impliquée auprès de la communauté franco-ontarienne, notamment avec l'ACFO et la FESFO (Fédération de la jeunesse franco-ontarienne). Le jeune homme s'avoue fier et content d'avoir obtenu ce rôle, même si il aura beaucoup de travail à faire au cours des prochains mois. Le conseil provisoire aura comme tâche de préparer le terrain pour la création officielle de l'AFO en 2006. La question du financement reste bien sûr présente, mais la communauté franco-ontarienne semble confiante.

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dimanche, 13 novembre 2005

Les Territoires Canadiens

Dites-moi, à quoi pensez vous lorsqu'on vous dit les nom «Yukon», «Territoire du Nord-Ouest» et «Nunavut»? Quelles images vous viennent en tête? Moi, j'imaginais un endroit de neige perpétuelle, habité par des Inuits et des chercheurs d'or qui se lèvent la nuit pour admirer les aurores boréales. Ça c'était avant que j'entreprenne les recherches pour un projet sur la francophonie. Et ce que j'y ai découvert sur les territoires canadiens est tout simplement épatant.

On a de la difficulté à s'imaginer comment la vie y est là-bas, puisqu'on en parle tout simplement jamais dans les médias. Mais j'y ai découvert une vraie communauté dynamique avec des festivals, des artistes, des organisations. Les francophones dans chaque territoire sont un peu plus de 1000, mais curieusement, se sont sûrement les communautés qui me font le plus croire en l'avenir du français au Canada. Je pense surtout au Yukon, où le pourcentage de francophones dans le territoire (environ 4%) augmente à chaque année. J'ai bien écrit augmente. Le contraire se produit dans toutes les autres provinces canadiennes. Les Franco-Yukonnais sont 1200, mais ils ont leur école, leur journal, leurs garderies, leurs centres communautaires et leur association. C'est spécial.

Le scénario est environ le même dans les deux autres territoires (quoiqu'il est difficile de faire des comparaisons de statistiques, puisque le Nunavut n'existe seulement que depuis 2001). Aux Territoires du Nord Ouest on compte deux écoles francophones et un journal francophone. Le français est d'ailleurs l'une des huit langues officielles du territoire. Au Nunavut on retrouve aussi un école francophone (qui offre des cours jusqu'à la 10e année). Fait étonnant, le revenu moyen par année pour les francophones de ce territoire est 47 000 dollars, soit 20 000 de plus que l'ensemble de la population du territoire!

Tous ces faits me donne un peu d'espoir. Si la francophonie réussi à survivre dans les territoires, alors que les francophones y sont en si faible nombre, alors peut-être le pourra-t-elle ailleurs au pays...

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